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Qu’est-ce qu’un fil d’Ariane ?

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Reprenant l’image mythologique de Thésée s’échappant du labyrinthe dans lequel il était enfermé grâce au fil qu’Ariane lui donna, le fil d’Ariane est utilisé dans le web pour symboliser l’avancée d’un utilisateur dans sa navigation.

Comme dans le récit grec, le fil d’Ariane permet de revenir sur ses traces facilement.
En effet, communément représenté de façon horizontal en haut de page, il indique les différentes pages par lesquelles l’utilisateur est passé pour en arriver là où il est. Il peut donc choisir de revenir une ou plusieurs étapes en arrière d’un simple clic. Le fil d’Ariane est ainsi une aide à la navigation.

Il existe différents types de fil d’Ariane, on en distingue deux principaux.
Certains d’entre eux permettent à l’utilisateur de se situer dans la hiérarchie du site sur lequel il navigue, en mettant en avant les sections ou les rubriques principales.

D’autres fils d’Ariane se basent sur le chemin que l’utilisateur a parcouru pour arriver sur la page qu’il consulte actuellement, en retraçant son historique de navigation. Cette version est peu utilisée.

Retenons en tout cas que le fil d’Ariane n’est pas l’élément principal de navigation, mais il apporte un vrai plus à l’architecture d’une page. Cela signifie donc qu’il doit être visible mais assez discret pour ne pas gêner les utilisateurs.

Note : le fil d’Ariane est aussi appelé « breadcrumb » dans sa version anglo-saxonne, faisant plutôt référence ici au conte d’Hansel et Gretel ou du Petit Poucet dans lesquels les héros émiettent du pain afin de retrouver leur chemin.


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Qu’est-ce que les biais cognitifs ?

Qu’est-ce que les biais cognitifs ? 1685 1607 Wedo studios

L’expression « biais cognitifs » désigne un biais – c’est-à-dire une déviation, un détour – du processus cognitif d’acquisition des connaissances. Le processus cognitif est celui qui dirige nos réactions et nos décisions. Ainsi, on parle de biais cognitif lorsque notre cerveau se détourne du processus habituel et rationnel de pensée et prend ainsi des décisions qui semblent irrationnelles.

Mais pourquoi notre cerveau recoure-t-il à ces raccourcis ? Les biais cognitifs apparaissent en fait comme des solutions à ce que Buster Benson a, en 2016, catégorisé en quatre grands « problèmes » auxquels nous sommes confrontés, récapitulés ci-dessous.

Nous sommes surchargés d’informations
Remarque de quelque chose de drôle, frappant, ou qui a changé, attirance pour les détails qui confirment nos idées et croyances, rappel de ce qui est déjà amorcé ou stocké dans notre mémoire…

Nous avons besoin d’agir vite
Tendance à vouloir accomplir les tâches dans lesquelles nous nous sommes déjà investis, préférence de qui est immédiat ou proche…

Certaines choses manquent de sens
Projection de nos schémas de pensée actuels sur le passé et le futur, simplification de données pour nous les rendre abordables, idée que les personnes ou choses dont nous sommes proches sont meilleures que celles qui ne le sont pas…

Nous avons des choses à mémoriser
Modification et renforcement de certains souvenirs après les faits, généralités, souvenirs réduits à leurs éléments clés…

La liste des biais cognitifs est longue, et on peut d’ailleurs les regrouper en différentes catégories : biais sensori-moteurs, biais attentionnels, biais mnésiques, biais de jugement, biais de raisonnement, biais liés à la personnalité. Voici d’ailleurs quelques exemples : le biais de confirmation, le biais de croyance, l’effet de halo, le biais d’ancrage, le biais de négativité, la pensée de groupe…

Les biais cognitifs altèrent le jugement des usagers et provoquent une déviation de leur pensée logique. Ainsi, plutôt que de le faire de façon rationnelle, un utilisateur portera son jugement de façon rapide et intuitive, sans tenir compte de toutes les informations pertinentes ou sans processus d’analyse.

Ces pièges de la pensée induisent ainsi des comportements chez les utilisateurs : en termes d’UX, il est donc essentiel d’en avoir connaissance, de les comprendre, et de les anticiper.


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Qu’apportent les sciences cognitives à l’UX Design ?

Qu’apportent les sciences cognitives à l’UX Design ? 1685 1607 Wedo studios

Les sciences cognitives visent à décrire et expliquer les grandes fonctions mentales et capacités de l’esprit humain : la perception, la mémoire, le raisonnement, le langage, la motricité, la prise de décision, la planification, les émotions, la conscience, la culture…
Elles étudient les caractéristiques de ces mécanismes psychologiques, et des mécanismes biologiques qui les rendent possibles.

Le terme « sciences cognitives » est apparu au milieu des années 1970, né d’une convergence d’idées entre psychologues, linguistes, philosophes et chercheurs en intelligence artificielle. C’est aux États-Unis en 1975 que l’on atteint le consensus théorique, institutionnel et médiatique.

Aujourd’hui, les sciences cognitives relèvent de nombreuses disciplines parmi lesquelles : psychologie, philosophie, linguistique, anthropologie, neurosciences, intelligence artificielle, mais aussi informatique, modélisation mathématiques, économie.

Quand on conçoit une interface, on doit pouvoir comprendre et anticiper le raisonnement d’un utilisateur et identifier ses éventuels biais cognitifs. On peut d’ailleurs aborder ici les notions de :

  • cognitif : connaissance, prise de conscience
  • affectif : sensibilité, attrait, préférence
  • conatif : conviction, action, comportement réel

Ces trois angles d’approche permettent d’appréhender le comportement d’un utilisateur ou d’un consommateur. Ils sont d’ailleurs également utilisés en marketing.
L’intérêt pour un designer ou un UX researcher de maîtriser les outils des sciences cognitives, c’est d’avoir à l’esprit et de pouvoir mieux identifier les difficultés auxquelles un utilisateur peut être confronté en situation d’usage d’un objet ou d’un service.
Il est également important de veiller à conserver un maximum d’objectivité dans la production d’un service ou d’une interface afin d’éviter l’effet de knowledge blindness qui rend aveugle le sachant (le producteur) au raisonnement et au comportement des utilisateurs novices, du fait de sa qualité d’expert.

En clair, sciences cognitives et design sont indissociables pour proposer des expériences utiles, efficaces, désirables.


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Qu’est-ce que le mapping UX ou la cartographie d’expérience ?

Qu’est-ce que le mapping UX ou la cartographie d’expérience ? 1685 1607 Wedo studios

L’expérience d’un client ou d’un usager est intangible, et c’est pour cette raison qu’il est important de la représenter. Cela permet non seulement d’en avoir une vision globale, mais aussi d’en saisir les points irritants et les problèmes à résoudre.

Différentes méthodes permettent de rendre visuellement compte d’une expérience. Ces méthodes se différencient par leur focus : il est donc important de choisir la méthode en fonction de l’aspect sur lequel on souhaite mettre l’accent.

Voici les quatre méthodes principales :

Service Blueprint
Il prend en compte toutes les parties prenantes de l’expérience : l’usager, mais aussi l’entreprise. Il se caractérise donc par des besoins alignés et souvent par une ligne de visibilité qui sépare les actions visibles (frontstage) des invisibles (backstage). Il intègre donc, en plus des interactions entre client et entreprise, les actions internes liées à l’entreprise.

Experience Map
Elle sert à traduire une expérience plus globale, en incluant toutes les interactions et les ressentis qui vont être induits par l’usage du produit ou du service.

Empathy Map
Elle se concentre exclusivement sur l’usager et ce qu’il pense, dit, fait et ressent.

Customer Journey Map
Elle permet de rendre compte des interactions entre un usager et un service/produit bien précis. En français, on parle aussi de cartographie d’expérience client, de parcours client ou de parcours d’achat.

Ces quatre outils sont représentés sur le schéma ci-dessous :

Chaque méthode présente ses avantages et surtout ses focus spécifiques : bien la choisir est donc essentiel pour en tirer des opportunités pertinentes. La matérialisation de ce type de mapping nécessite avant tout une UX research efficiente et pertinente.


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Que signifient Inside-Out et Outside-In au regard de l’expérience utilisateur ?

Que signifient Inside-Out et Outside-In au regard de l’expérience utilisateur ? 1685 1607 Wedo studios

En marketing comme en UX research, on parle de méthodes inside-out et outside-in. Que signifient ces deux expressions ?
Une entreprise orientée « inside-out » travaille principalement à partir de ce qui se trouve en interne : elle base sa stratégie sur une intuition qui lui est propre et sur ce qui fait sa force, et le déploie vers l’extérieur. Elle prend ses décisions en fonction de ce qui est mieux pour l’entreprise avant tout. Elle cultive la croyance que ses seules compétences et ressources suffiront à assurer son avenir, et se base dessus pour évoluer.

Si le mot clé d’inside-out est « produit », celui d’outside-in est avant tout « besoin ».
En effet, une approche « outside-in » travaille à partir des besoins des usagers. L’entreprise évolue en les écoutant : elle part de ce qui lui est extérieur pour le valoriser en interne.
Là où une entreprise « inside-out » optimise ses ressources et compétences pour faire évoluer son chiffre d’affaire, une entreprise « outside-in » optimisera plutôt les insights et propositions de valeur provenant des usagers.  Une approche « outside-in » prend donc en compte l’expérience utilisateur et s’ouvre sur de nombreuses perspectives : les entreprises qui l’utilisent sont donc plus à même d’anticiper les tendances et besoins des usagers.


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